Quelle classe d’ampli utiliser avec un autoradio 2 DIN 206 ?

août 4, 2020 Par Paul D.

Certaines classes d’amplificateurs sont plus adaptées au fonctionnement d’un autoradio 2 DIN 206 que d’autres. La différence se trouve surtout dans la quantité de puissance dissipée en chaleur. Vous aurez à ce titre le choix entre un haut niveau de fidélité et un taux d’efficacité élevé à une fidélité réduite.

Quantité de puissance dissipée en chaleur

La classe d’amplification est le système permettant d’associer la puissance et le signal de manière efficace pour un autoradio 2 DIN 307 ou aussi pour un autoradio 2 DIN 206. Elle n’est pas la même d’un modèle d’amplificateur à un autre. Les amplificateurs produisent toujours moins d’énergie qu’ils n’en consomment. L’efficacité d’un amplificateur tient d’ailleurs dans le rapport entre ce qu’il produit et ce qu’il tire du système électrique.

Aucun amplificateur n’est efficace à 100 %. Un ampli ne peut pas produire plus de puissance qu’il n’en consomme. La puissance qui ne parvient pas aux bornes de sortie est une énergie gaspillée qui se transforme en chaleur. L’excédent de chaleur peut détruire le signal de sortie de l’amplificateur et les composants internes de l’autoradio 2 DIN 206. C’est d’ailleurs la quantité de chaleur produite qui pose la plus grande différence entre les différentes classes d’amplificateurs.

Haut niveau de fidélité sonore

Les transistors de sortie d’un amplificateur de classe A fonctionnent avec une polarisation constante. Cela signifie qu’ils fonctionnent toujours à pleine puissance, peu importe qu’il y ait ou non un signal d’entrée. S’il n’y a pas de signal, la puissance des transistors se transforme en chaleur. Si un signal existe, l’alimentation est coupée aux bornes d’enceintes.

Chaque transistor de sortie amplifie la tension négative et les parties de tension positive de la forme d’onde CA du signal. Ils ajoutent ainsi de la charge de travail et génèrent plus de chaleur. Les amplis de classe A fonctionnent généralement autour d’un niveau d’efficacité de 25 %. Cela signifie que 75 % de leur puissance est transformée en chaleur.

Les transistors d’étage de sortie de la classe A sont toujours activés. Il n’y a pas de cycles d’activation, de désactivation, de réchauffement ou de refroidissement affectant le flux du signal. Dans ces conditions particulières, les transistors fonctionnent de la manière la plus linéaire qui soit. Comme il n’y a pas de commutation, il n’y a pas non plus d’interférence induite à haute fréquence. Les purs amplificateurs de classe A sont rares, chers et presque jamais utilisés avec autoradio 2 DIN 406 coupé et d’un autoradio 2 DIN 206.

Taux d’efficacité élevée fidélité réduite

Les amplificateurs de classe B allègent la charge de travail de chaque étage de sortie. Ils remplacent le transistor unique par deux transistors disposés dans un arrangement push-pull. L’un des transistors amplifie les parties de tension négative de la forme d’onde alternative du signal. L’autre va quant à lui prend soin de la tension positive. Les deux transistors sont ensuite combinés en une sortie unifiée.

Chaque transistor est activé la moitié du temps et désactivé sur l’autre moitié. Les amplificateurs de classe B se montrent plus performants que les amplis de classe A sur un autoradio 2 DIN 206. Leur taux d’efficace tourne autour de 50 %. Ils génèrent toutefois de la distorsion lorsque les deux transistors s’allument et s’éteignent. Cette distorsion croisée est si mauvaise que de nombreux fabricants préfèrent ne pas produire d’amplificateurs dans la classe B pure.